Tullus Hostilius, troisième roi de Rome

 

D’origine romaine, Tullus Hostilius renoua avec l’esprit guerrier de Romulus, en étant encore plus belliqueux.

 

Le Serment des Horaces

Le Serment des Horaces, peint par Jacques-Louis David - Tableau visible au Musée du Louvres, à Paris

 

Tullus Hostilius 672 – 641 av. J.-C. (~32 ans)

 

Il fut désigné par le peuple après environ une année d’interrègne. Son règne fut marqué par la lutte des Romains contre les Albains de la ville d’Albe-la-Longue. Pour mettre un terme à ce conflit très meurtrier, les deux rois ennemis auraient convenu de régler leur différent avec un combat singulier entre trois héros de chaque côté, les Horaces pour les romains et les Curiasses pour les Albains.

 

Tite-Live y décrit le déroulement du combat dans son ouvrage « Histoire Romaine » :

 

Le combat des Horaces et des Curiaces

« Dès le premier choc, les cliquetis des armes firent passer un grand frisson dans l’assistance ; tous en perdaient la voix, et le souffle. Mais au cœur de la mêlée, les trois Albains furent blessés, tandis que deux Romains tombaient, mourant l’un sur l’autre. Leur chute fit pousser des cris de joie à l’armée albaine ; les légions romaines tremblaient pour leur unique champion, que les trois Curiaces avaient entourés. Par bonheur il était indemne, trop faible, à lui seul, il est vrai, pour tous ses adversaires réunis, mais redoutable pour chacun pris à part. Afin de les combattre séparément, il prit la fuite, en se disant que chaque blessé le poursuivrait dans la mesure de ses forces.

Il était déjà à une certaine distance du champ de bataille, quand il tourna la tête et vit ses poursuivants très espacés. Le premier n’était pas loin : d’un bond, il revint sur lui : Horace avait déjà tué son adversaire et vainqueur, marchait vers le second combat. Poussant des acclamations, les Romains encouragent leur champion : lui, sans donner au dernier Curiace, qui n’était pourtant pas loin, le temps d’arriver, il tue l’autre. Maintenant la lutte était égale, survivant contre survivant ; mais ils n’avaient ni le même moral, ni la même force. L’un, deux fois vainqueur, marchait fièrement à son troisième combat ; l’autre s’y traînait, épuisé. Ce ne fut pas un combat : c’est à peine si l’Albain pouvait porter ses armes ; il lui plonge son épée dans la gorge, l’abat, et le dépouille. »

 

De retour du combat

« Horace chargé de son triple trophée, marchait à la tête des Romains. Sa sœur, qui était fiancée à l’un des Curiaces se trouve sur son passage près de la porte Capène ; elle a reconnu sur les épaules de son frère la cotte d’armes de son amant, qu’elle-même avait tissée de ses mains : alors s’arrachant les cheveux, elle redemande son fiancé et l’appelle d’une voix étouffée par les sanglots. Indigné de voir les larmes d’une sœur insulter son triomphe et troubler la joie de Rome, Horace tire son épée, et en perce la jeune fille en l’accablant d’imprécations :  » Va, lui dit-il, avec ton fol amour, rejoindre ton fiancé, toi qui oublies et tes frères morts, et celui qui te reste, et ta patrie. Périsse ainsi toute Romaine qui osera pleurer la mort d’un ennemi.  »

 

Vers la fin du règne de Tullus Hostilius, Albe-la-Longue s’était rebellé. Cette dernière fut rasée et tous ses habitants déportés vers Rome. Le roi a également vaincu Véies et Fidènes, deux puissantes cités Etrusques et agrandit la capitale du Latium par l’incorporation du Mont Célius. Il mourut après 32 années de pouvoir, en 641 avant Jésus Christ, dans l’incendie de sa maison, provoquée par la colère de Jupiter, selon la légende…

 

 

 

 

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